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VIDEOS CUL BEAU FILM EXTRAIT PORNO MANGAS SEXE AMATEUR GRATUIT HENTAI IMAGES PHOTO GAULOIS FEMME NUE Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
17.05.2007 Dernière mise à jour :
20.02.2008
Libération sexuelle, image des corps, universalisation, jouissance féminine, matriarcat
Avec mon demi-siècle, on peut dire que je reviens de loin déjà, d'une enfance catholique qui avait encore un parfum de XIXè siècle et de péché, d'une sexualité coupable et honteuse. La pornographie est apparue dans le sillage de Mai 68 et de la libération sexuelle, au début de mon adolescence mais cela ne m'a jamais intéressé. Je ne suis pas porté sur le porno. J'y ai toujours éprouvé du dégoût pour la mécanique et l'ennui de la répétition. Le seul film que je connaisse qui prenne le sexe au sérieux et se situe à la hauteur du sujet, c'est "l'Empire des sens". Il y en a sûrement d'autres mais je ne suis pas assez motivé pour les découvrir. Le sexe n'a jamais eu une très grande place dans ma vie, sauf par poussées, et je n'ai jamais eu à payer les services d'une prostituée par exemple (ce qui ne m'empêche pas de les défendre). Je ne vais pas prétendre pour autant être vierge et asexué, renier par décence mon appétit et mes emportements. Ce serait mutiler notre condition qui est bien celle d'un être sexué, pour qui le sexe a une importance qu'on peut trouver démesurée, comme Freud y a insisté lourdement et ce qui en a scandalisé plus d'un déjà. Notre époque exige de nous, avec raison, qu'on reconnaisse toute l'étendue de nos préoccupations sexuelles effectives, sans vouloir tout y réduire (on peut aussi s'en passer mais c'est plus rare). Je l'ai toujours admis intellectuellement mais je dois dire que plus le temps passe et plus je reconnais à la jouissance sexuelle sa juste valeur, ce qui la rend précieuse pour les rapports humains (tout comme chez les bonobos !) Dans ma jeunesse vieille j'idéalisais trop l'amour et j'avais peur d'une jouissance débridée qui ne respecterait pas les conventions et pourrait heurter la femme aimée, lui déplaire ou l'effrayer, la prendre pour objet. Je voulais faire preuve de retenu (sublimer). Depuis j'ai appris à apprécier comme un don du ciel l'abandon à l'ivresse des corps partagée, offrant chacun à l'autre nos désirs et notre jouissance dans une sorte d'éternité ; qui s'épuise si vite pourtant et retourne tristement aux petites affaires et aux mornes habitudes (post coitum animal triste). La plupart des sociétés sont organisées sur les rapports sexuels et les liens de parenté qui en découlent, mais la culture est une contre-nature, c'est une logique d'alliance à vie, on ne peut fonder une société sur la jouissance sexuelle dans son inconstance. C'est un fait qui pose problème au fondement de l'ordre social qui n'est pas l'individu isolé et reste la famille encore. La destruction de la famille patriarcale n'est pas achevée et la résolution de la question reste incertaine mais il n'y a pas que du négatif, de même qu'il n'y a pas que du positif dans la libération. Ne pas rejeter notre part sexuelle ne peut pas vouloir dire s'y réduire en laissant aux commandes nos pulsions les plus immédiates. On peut vouloir protéger l'intimité de ses ivresses, qui ne sont pas destinées aux regards (et deviennent obscènes pour un regard extérieur), sans les refouler pour autant. Je garde donc une certaine prévention envers le porno, mais je n'en nie pas l'attrait et surtout on n'a plus besoin de s'y intéresser pour en être inondé, sans doute pour longtemps. On imagine difficilement sa disparition de notre monde. Il faut en prendre acte et le comprendre car ce n'est pas du tout marginal même s'il est difficile d'en parler et même scabreux...